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Trouble paniqueDiagnostic
SymptômesPoser un diagnostic de trouble panique (TP) peut souvent s'avérer compliqué, même si l'anamnèse détaillée, l'examen physique et autres tests permettent, en règle générale, le diagnostic correct. Ce dernier repose sur la présence de crises de panique séparées. Ces crises consistent en des périodes distinctes de peur ou de malaise intense, dans lesquelles au moins quatre des symptômes énumérés ci-dessous se manifestent soudainement et s'intensifient pour atteindre leur apogée en 10 minutes, et ayant habituellement une durée de 15 minutes. Toutefois, les crises récurrentes peuvent se succéder rapidement, et après la diminution des symptômes, la rémission peut être retardée par la présence d'un état sévère d'anxiété durant plusieurs heures. Parmi les symptômes :
PrésentationEn tenant compte de ces symptômes, on comprend pourquoi le TP prend souvent la forme de plusieurs affections physiques, ce qui conduit de nombreux médecins à effectiuer, en vain, des examens de santé approfondis afin de déterminer les origines cardiaque, gastro-intestinale, pulmonaire, endocrinienne ou neurologique des symptômes du patient. A cause de ces symptômes physiques complexes, de nombreux patients récemment diagnostiqués disent avoir consulté plusieurs médecins avant d'être dirigés vers un spécialiste approprié et de bénéficier d'un diagnostic correct. Ces examens retardent la confirmation du diagnostic correct. En raison de ce processus souvent prolongé et du sentiment d'impuissance associé aux crises de panique, ces patients courent un risque élevé de développer une dépression secondaire. Jusqu'à 30 % des patients souffrant de TP peuvent développer une dépression majeure lors de l'apparition du trouble panique ou après celle-ci (Angst, 1997). Un diagnostic correct et opportun dépend donc d'une évaluation clinique détaillée des problèmes présentés et des antécédents. Un examen physique complet est souvent essentiel pour écarter la possibililté d'une autre affection. Il serait également pertinent d'obtenir des renseignements sur les antécédents d'abus de substance car les états d'intoxication et de sevrage de nombreuses substances ressemblent beaucoup à des crises de panique. L'alcool, la marihuana, les opiacés, les hallucinogènes, la cocaïne, les médicaments sans ordonnance (pulvérisations nasales et pilules diététiques), les ß (béta)-agonistes, la caféine et les benzodiazépines peuvent tous être associés à des crises de panique. Dans le cadre du processus de diagnostic, on devrait également envisager une évaluation psychologique complète. Jusqu'à 70 % des patients atteints de trouble panique souffrent d'une affection psychologique ou psychiatrique comordide dont il faut tenir compte lors de la planification du traitement.
Echelles d'évaluation psychiatriqueIl existe de nombreuses échelles d'évaluation permettant de mesurer la gravité des troubles psychiatriques. Echelle d'évaluation de l'anxiété de Hamilton (Ham-A) Cette échelle comporte 14 items, chacun d'eux défini par une série de symptômes. Une des premières échelles d'évaluation élaborées pour mesurer la gravité des symptômes de l'anxiété, elle est devenue un moyen de mesure des résultats largement utilisé et accepté pour l'évaluation de l'anxiété dans les essais cliniques. L'échelle fut introduite par Max Hamilton en 1959 et mesure le degré de gravité de symptômes tels que l'anxiété, la tension, l'humeur déprimée, les palpitations, la difficulté de respirer, les troubles du sommeil Evaluation globale du fonctionnement (EGF) L'évaluation du fonctionnement global selon l'axe V (5) du DSM-IV est réalisée à l'aide de l'échelle d'évaluation globale du fonctionnement (EGF). L'EGF peut s'avérer particulièrement utile dans le suivi du progrès clinique des individus en termes globaux, évalué par une mesure unique. L'EGF ne porte que sur le fonctionnement psychologique et professionnel. Echelle des impressions cliniques globales (CGI) La CGI porte sur les impressions globales de l'état du patient et nécessite une expérience professionnelle particulière du syndrome. Le concept d'amélioration se rapporte à l'écart clinique entre l'état actuel du patient et son état avant le début du traitement. L'échelle d'amélioration CGI ne peut être complétée qu'après ou pendant le traitement. Il existe sept degrés de sévérité, allant de "absent" à "extrêmement sévère". |
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