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Maladie de ParkinsonEtiologiePathologieOn ignore quelle est la durée de la période pré-symptomatique de la maladie de parkinson Dans la MP, les modifications pathologiques impliquent une perte progressive de neurones Dans les troubles Parkinson-Plus (MP-Plus), les neurones du striatum sont atteints eux aussi, et on constate des pertes de leurs prolongements gagnant, à partir du locus niger, diverses structures cérébrales comme le putamen, le noyau caudé, le pont Les dégâts neurologiques dus à la MP et à la MP-Plus sont uniquement démontrés par l'autopsie. Cependant, de plus en plus, les progrès technologiques réalisés en matière de gammatomographie (SPECT) et de tomographie à émission de positrons (PET), couplés à un choix approprié d'isotopes et aux compétences en matière d'interprétation, peuvent identifier in vivo l'activité dopaminergique dans le striatum et permettent de plus en plus de différencier la MP des troubles MP-Plus. Malgré tout, la technologie et les compétences sont coûteuses et ne sont pas encore largement disponibles. Les troubles MP-Plus produisent des symptômes de parkinsonisme, souvent associés à des symptômes rares ou inconnus dans la MP. Ces troubles peuvent être différenciés de la MP et les uns des autres à l'autopsie; leur réaction très variable et généralement négative à la lévodopa et aux agonistes de la dopamine peut servir à les différencier de la MP chez le sujet vivant. La plupart des personnes atteintes de MP qui présentent une MP anatomopathologiquement confirmée réagissent modérément à la lévodopa au cours de leur existence, alors que, dans la paralysie progressive des troubles MP-Plus, près d'un tiers des personnes réagissent incomplètement à la dopa. Cependant, dans l'atrophie multiviscérale du trouble PD-Plus, la réaction à la lévodopa peut être importante au départ et durer pendant un certain temps. L'examen post-mortem de cellules du locus niger provenant de personnes atteintes de MP révèle la présence de corps de Lewy dans le cytoplasme de la plupart des cellules mourantes. Au microscope, le corps de Lewy remplit virtuellement le neurone. L'origine, la composition et les implications exactes des corps de Lewy restent incertaines, mais on sait qu'ils contiennent une protéine structurelle formée d'alpha synucléine et d'ubiquitine. La connaissance approfondie des corps de Lewy pourrait peut être nous permettre de développer une connaissance étendue de la MP. PathogénèseCertaines causes du parkinsonisme sont bien déterminées, voir le Tableau 4, mais la cause originelle de la MP ne l'est pas. Des hypothèses existent sur la cause de la MP, notamment :
Vieillissement accéléré De plus, une perte d'environ 50% des cellules pigmentées du locus niger a été observée dans les cerveaux de personnes âgées de 80 ans indemnes de la MP, tandis que 85% environ de ces cellules sont disparues des cerveaux de personnes du même âge atteintes par la MP. Il existe aussi des différences entre les schémas des pertes neuronales dans les cerveaux vieillissants et les cerveaux atteints par la MP : dans les derniers, les pertes dominent dans les régions ventrales du locus niger et, dans les premiers, les pertes dominent dans les régions dorsales du locus niger (Gibb and Lees, 1994). Cependant, en raison des différences entre la localisation ou la rapidité des pertes neuronales dans les cerveaux vieillissants normaux et dans les cerveaux atteints de MP, il semple improbable que la MP soit simplement une accélération du vieillissement normal, bien qu'il soit indiscutable que le risque de développer la MP augmente avec l'âge. La génétique La grande étude des jumeaux chez les anciens combattants américains de la Deuxième Guerre mondiale indique un risque d'environ 50% pour une origine génétique de MP précoce (MPP). Les personnes atteintes de MPP possèdent probablement un puissant facteur monogénique; chez ces personnes, le sous-type PARKIN+ présente une évolution particulièrement bénigne, tandis que celle des autres formes de MP génétique peuvent s'avérer moins favorables. Selon des données provenant d'Islande, le risque de MP dans la fratrie d'une personne atteinte par la MP peut être six fois plus élevé que la normale à l'âge de 60 ans et 12 fois plus élevé que la normale à 70 ans. On a également détecté des mutations génétiques chez des membres de la famille, qui prédisent un risque élevé de MP mais la grande majorité des cas reste idiopathique (National Parkinson’s Foundation, 2002). La poursuite d'une recherche intensive dans le domaine de la génétique de la MP peut en révéler finalement les racines et procurer un moyen de contrôle ou de prévention de la progression de la maladie, mais ce but reste actuellement assez éloigné. Toxines D'autres toxines capables de provoquer le parkinsonisme figurent dans le Tableau 4. Cependant, contrairement à l'exposition au MPP+, ces toxines n'endommagent pas le locus niger et affectent plutôt le pallidum. La toxine la plus récemment associée à la pathogenèse de la MP est la roténone, qui, comme la MPP+, entraîne la mort neuronale dans le locus niger. Mécanismes endogènes
Hypothèse du stress oxydatifLe stress oxydatif est la conséquence d'une production de radicaux libres dépassant la capacité d'élimination de l'organisme. Les radicaux libres principaux sont les suivants :
Le superoxyde est immédiatement réduit en peroxyde d'hydrogène, en oxygène et en eau par des enzymes comme la superoxyde dismutase, la catalase et la glutathion peroxydase. Bien que le peroxyde d'hydrogène lui-même n'est pas particulièrement réactif, sa réaction avec des métaux comme le cuivre et le fer génère des radicaux hydroxyl très toxiques capables d'endommager presque toutes les molécules. Le cerveau est particulièrement vulnérable au stress oxydatif. Au niveau du cerveau les facteurs comprennent :
Il faut remarquer que l'oxydation de la dopamine peut générer des quinines, du peroxyde d'hydrogène et des radicaux libres normalement éliminés par la vitamine et la glutathion peroxydase. Bien que le mécanisme n'entre pas dans le cadre de la présente discussion, il est possible que le traitement par la lévodopa augmente encore le stress oxydatif cérébral, bien que ceci ne soit pas démontré in vivo. Le concept de l'incitation de l'apoptose par les radicaux libres a été démontré par l'exposition de cultures de neurones à des conditions caractéristiques de troubles comme la MP ou la maladie d'Alzheimer (MA) qui impliquent une mort neuronale par apoptose, notamment :
Bien qu'il existe un ensemble important de preuves en faveur de l'idée selon laquelle le stress oxydatif peut sous-tendre le processus pathologique de la MP, la preuve du contraire ne manque pas d'importance. Les caractéristiques de la dégénération neuronale qui devrait résulter de l'hypothèse du stress oxydatif n'ont pas été retrouvées dans la pratique. Il semble très probable que la MP repose sur une base multifactorielle incluant plusieurs des facteurs de risque identifiés qui s'ajoutent à d'autres encore inconnus. |
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